La Femme Digitale

Adoptons la Terrafemina attitude !

Mardi 22 avril 2008 par Isabelle Juppé

 A 22 heures tapantes hier soir, j’ai cliqué sur Terrafemina,  née quelques heures auparavant. La nuit bleue est tombée sur mon écran  et les étoiles ont scintillé. J’ai basculé sur l’onglet nuit, me suis dirigée vers la rubrique “La nuit porte conseil” et là, les bonnes nouvelles ont commencé. J’avais déjà appris  il y a quelques jours qu’en Afrique,  lorsque l’on dit que “la nuit porte conseil, “la nuit” veut dire en fait  ”la femme”. Et hier soir dans la nuit de Terrafemina et dans la bouche de la chroniqueuse américaine Michelle Bernardt,  j’ai aussi appris que  la lune était un principe féminin ( alors que le soleil est plutôt un principe masculin).  J’ai glané aussi quelques conseils pour éviter le jet lag ( dans le sens Paris new york par exemple, il faut mieux s’exposer  à la lumière l’après midi et l’éviter le matin et faire l’inverse dans le sens ouest/est) et découvert que la sieste était inscrite dans les moeurs au Japon et dans la constitution en Chine. Avant d’aller me coucher,  je me suis surtout dit que c’était une idée originale et sympathique d’avoir imaginé ainsi une version jour et une version nuit avec un décor et des contenus différents. Ainsi d’ailleurs qu’une pause info pour le déjeuner. Mais ce ne sont pas les seules particularités de Terra femina, dont j’évoquais la naissance à venir dans les dernières lignes de “La femme digitale”. J’y parlais de Véronique, découverte quelques jours avant de conclure mon livre, elle et ses amies étant alors en plein chantier. “Celui d’une île sans frontières puisque les femmes sont faîtes pour casser les frontières, mais pleine de liens puisque l’internet est définitivement un monde de liens. Une île où se croiseront les regard et les paroles, une île de la diversté et de la transversalité” écrivais-je alors. Le premier édito de Véronique  ne m’ a pas déçue, qui parle de “lien harmonieux entre les Femmes et internet”, présente Terrafemina comme une “terre d’accueil, d’utilité, de partage, de transmission”, où les femmes pourront “se parler, s’aider, comprendre le monde…”Il faut aller s’y promener pour prendre la mesure du chantier, visionner les multiples vidéos, utiles ou émouvantes, drôles ou très sérieuses .  L’équipe de Terrafémina est une ribambelle de talents multiples qui vont conjuguer leurs talents, en images et en sons:  Avocats ou journalistes,  médecins ou  écrivains, réalisatrice ou psychalayste,   spécialiste d’histoire de l’art ou de l’épopée du net,  experte des secrets des finances ou de ceux de  l’adolescence… Au delà de l’affiche ( beaucoup de personnalités connues), il y a trois choses qui me plaisent dans cette nouvelle aventure digitale . 1 la compréhension de ce que nous sommes nous les femmes, c’est à dire des êtres complexes qui vivent à 100% chacun des rôles qu’elles peuvent enchaîner dans  une même journée:  femme active et  maman débordée, militante engagée et séductrice appliquée, femme d’affaires et  femme de coeur, femme de culture et  groupie superficielle, femme fatale et …femme digitale.  Oui nous pouvons être à la fois inquiète que notre fille veuille porter des strings, et  vouloir nous engager pour aider les enfants des rues d’ Afghanistan,  oui nous pouvons chercher un endroit pour nous ressourcer intérieurement et vouloir aussi  profiter de la baisse du dollar, comprendre la crise des subprimes  et savoir s’ il faut aller ou non sur Facebook….2 La place donnée à la vie justement, à l’incarnation de toutes les thématiques abordées. A la vie et non aux dossiers. Grâce aux vidéos, qui  donnent à voir et entendre ( presque à toucher) des histoires et des visages de femmes, des expériences et  des itinéraires de vie, qui nous aideront à comprendre le monde ou nous connaître nous même, en nous donnant confiance et envie d’aller plus loin.  3 Le non-repli sur soi, c’est à dire sur les les femmes.   Dans l’équipe fondatrice, et parmi les chroniqueurs, il y a des hommes, sensibles et talentueux.  Nul doute qu’ils mettront la main à la pâte avec autant d’ardeur que les femmes, car il y a encore de vastes chantiers à ouvrir sur cette nouvelle terre. Et des travaux quotidiens à y mener pour que l’on s’y sente encore plus en harmonie. A 7h35 ce matin, quand je me suis reconnectée sur Terrafemina, le jour était revenu. Et comme c’est aujourd’hui la journée mondiale de la terre, je vous engage à aller regarder la rubrique de Yolaine de la Bigne, qui est la chroniqueuse écologiste du site. Pendant que j’y suis , je vous donne l’adresse également d’un nouveau blog qui a le triple mérite d’être dévoloppement durable/féminin/ et bordelais. C’est ici.   

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4 commentaires

  1. cathy nivez

    Je suis impressionnée par la richesse du contenu et par les compétences affichées dans l’équipe fondatrice. C’est visiblement un grand projet, ambitieux pour les femmes. Merci pour ce lien Isabelle ;-))

  2. Nathalie Pia

    Bonjour Isabelle , je suis tombé aussi sur le site feminin http://www.femmestyle.fr au ton aussi moderne.

  3. veronique-rose

    Le 20 avril dernier, le JDD présentait un nouveau site féminin tout juste apparu sur Internet. J’ai eu envie d’y jeter un œil car était jointe à l’article une photo représentant quatre de ses « permanentes » jeunes, souriantes et d’allure très tonique. Et puis, Véronique Morali y expliquait que le site cherche à offrir « une mosaïque de sujets » et que ce portail féminin est conçu comme « un outil de décloisonnement fondé sur le partage des expériences ». La curiosité m’a poussée à rejoindre plusieurs fois ces femmes qui savent en effet aborder des sujets très divers. J’ai été sensible aux témoignages des engagées dans une cause humanitaire, à leur simplicité et à leur détermination. En effet, Terra Femina propose des vidéos concises et précises qui permettent à des actrices sociales de présenter leur sujet. J’y ai découvert Vik Muniz et l’originalité des matériaux avec lesquels il crée. La maladie d’Alzheimer y voisine la question de l’argent de poche des enfants, l’autisme et même des conseils psycho (comme par exemple « comment savoir dire non »). Décloisonnement ? Oui. Diversité. Pour ne pas dire éclectisme. On pourrait y regretter une forme de cristallisation un peu artificielle sur le tout féminin. Néanmoins, on peut aussi penser que cette pluralité de questions apparemment sans lien direct, qui se croisent sur le site a quelque chose à voir avec la « mosaïque » du quotidien féminin. Ne passe-t-on pas sans transition de l’allergie chronique de son fils à son dernier compte rendu professionnel en passant par le menu du soir, le dernier roman de son écrivain préféré, le vieillissement de sa mère et sa propre épilation des jambes ? Le futile frôlant le grave. La vie, en somme. Alors, disons que Terra Femina est aussi aérien que terrestre ! Et la présentation y est très vivante. Avis aux amateurs, donc !

    Véronique Rose

  4. auntie jo

    ça fait bien longtemps que je ne suis pas passée par ici (le temps manque pour les femmes digitales ;-)) , mais comme à chaque fois, merci pour tout ce contenu et cette mine d’information! maintenant, il faut juste trouver le temps pour aller voir tous ces liens ;-)) je vous embrasse

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La femme digitale, un livre d'Isabelle Juppé
Paru aux Éditions JC Lattès
AlapageAmazonFnac
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À propos de La Femme Digitale

La femme digitale est une enquête sur notre époque marquée par la révolution numérique. Et dans cette nouvelle ère, dont l'homme expérimente tous les jours les changements fondamentaux, quelle influence exerce le genre féminin? Ce blog est destiné à prolonger les rencontres et les réflexions initiées dans le livre.

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