J’ai rencontré des gens formidables…
“J’ai rencontré des gens formidables”. C’est le titre du dernier livre de Gérard Klein, qui y raconte la nouvelle aventure qu’il vit depuis quelques mois avec sa femme Françoise et une de ses filles Ninon, aux quatre coins du monde . Une très belle histoire de famille, de solidarité, d’ouverture aux autres et de générosité. Une histoire de voyages et d’images; de rencontres et de partage. Entre des gens qui font , au service de ceux qui souffrent ou sont démunis de tout, des choses elles aussi formidables. Je connais Gérard depuis 1997, date à laquelle ” l’enfance maltraitée” avait été déclarée grande cause nationale par le gouvernement de l’époque ( celui d’Alain). Gérard, aux côté notamment de Soeur Emmanuelle, Nathalie Baye, Yves Duteil…avait accepté de faire partie du comité de parrainage que nous avions constitué, et il y avait joué un rôle chaleureux et efficace. Depuis, l’amitié et la fidélité se sont installées entre nous. Nos familles et nos amis ont partagé des soirées conviviales et des fou-rires épiques. Aujourd’hui, je ne suis pas étonnée de le retrouver , de les retrouver tous les trois, dans cette nouvelle aventure humaine qui trouve sur internet ( ce qui fait bien sûr battre mon coeur de femme digitale) un terrain d’exposition et d’expression très utile . Au Mali aussi, j’ai rencontré des gens formidables. Des femmes surtout, venues de plusieurs pays d’Afrique francophone, réunies pour échanger pendant deux jours sur le thème “Femmes, mediation et leadership”.Difficile ici de toutes les citer, mais j’en reparlerai dans quelques jours. Je voudrais juste ici signaler une initiative prise par quelques femmes, qu’elles ont baptisée “Image au féminin” et dont le but est de sensibiliser, d’outiller et de former les femmes ( du Mali et de l’Afrique) aux métiers de l’image,de l’information, de l’internet et du multimedia afin qu’elles puissent communiquer sur leur quotidien , leur évolution et leur place dans la société.En marge des débats, j’ai été très heureuse de renouer également, sur le site de la faculté de médecine de Bamako, avec l’Université Numérique Mondiale Francophone, à la naissance de laquelle j’avais assisté en juin 2005 à Ouagadougou. Le but de cette université, qui s’inscrit dans les objectifs du millénaire pour le développement, est de permettre à des étudiants ( ou à des professionnels, de santé principalement, au contact des populations) , réunis dans une même salle et épaulés par un tuteur de suivre des cours dispensés via le satellite par des professeurs qui sont en France . Un moyen pédagogique là encore formifable, qui lie présence humaine et technologies de l’information et de la communication et vise à réduire dans un même élan fracture numérique et fracture du savoir. Voyage évidemment trop bref, qui m’a donné envie de revenir. Avec une idée en tête, tenter de mobiliser ici en France, des énergies pour accompagner l’adoption des Tics en Afrique, et en particulier par les femmes.Car les femmes digitales au Mali ont compris depuis longtemps que le chemin de leur émancipation pouvait aussi passer par les Tics. Certaines se sont regroupées en coopérative pour vendre leur production sur le net, d’autres font de la broderie assistée par ordinateur, d’autres encore participent activement à l’e-festival qu’ a lancé depuis quatre ans le ministère de la communication et des NTIC et qui rassemble de plus en plus de femmes et de jeunes filles. Mais les défis sont immenses et celui de l’analphabétisation n’est pas le moindre d’entre eux. Les besoins également, tant en matière d’infrastructure que de formation, d’ordinateurs comme de réseaux, sont immenses.Reste dans ce beau pays une volonté de faire et d’avancer et un enthousiasme féminin …formidables.
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8 avril 2008 à 21:31
la vie est faite de belles rencontres, internet en est une, et quelle aventure !
… Les salons du livre font l’objet également de belles rencontres, de beaux échanges, merci pour cette rencontre ce week end à l’escale du livre dans notre si belle ville !
9 avril 2008 à 15:44
Vaste sujet l’Afrique, je suis très sensible à ce billet, moi même d’origine malgache. Nous avons beaucoup a apprendre de ces pays !
dodovanille
11 avril 2008 à 12:31
Bonjour,
Depuis le début de cette année, j’ai créé mon blog : “La Ménagère point Net”et je visite régulièrement le blog de la Femme Digitale et c’est seulement aujourd’hui, que je trouve le courage de vous écrire.
Votre action est utile et sensée. Le Net devient donc un salon de femmes comme le dernier endroit où l’on cause.
Je suis d’autant plus touchée par vos propos car, dans ce monde virtuel, vous y avez mis l’ingrédient humain, chaleureux et solidaire.
Oups, on est sur le Net ! Alors, vous comme moi et les autres femmes digitales, nous utilisons la toile pour donner aux mots une nouvelle jeunesse dans nos billets et missives.
La Ménagère point Net est une femme digitale et comme vous, une citoyenne du monde.
http://www.lamenagere.net/2008/04/07/statut-de-la-menagere/
11 avril 2008 à 16:55
J’avais promis d’être un peu plus fréquente ici, heureusement, je tombe sur cette note qui parle des femmes d’afrique, d’émancipation, d’internet. C’est vrai, internet fait son entrée dans l’univers de femmes dans ces pays(nos pays).
Malheureusement, là bas, beaucoup sont encore au stade de la discussion sur les forums… L’internet n’est pas encore utilisé comme interface pour s’ouvrir au monde..
Comment voulez vous que certaines de nos mamans analphabètes aient accès à internet alors même qu’elles ne peuvent pas s’offrir la santé?
Un exemple probant aujourd’hui même où j’ai passé la journée à essayer de comprendre pourquoi un médecin rentre chez lui laissant aux urgences un maladie qui fait une crise d’appendicite aigue, et de faire comprendre à mes interlocutrices, ce que c’est que l’appendicite et ce que veut dire “urgent”.
L’argent est le nerf de la guerre dans un environnement où la santé n’a de poids que lorsque vous allignez les billets de banque…
C’est une bonne initiative de regrouper les femmes en coopératives, de les former à l’artisanat… Mais tout ne peut se tenir que si l’on est en bonne santé.Et les problèmes de santé sont laissés à l’oubli….
Je me répète mais beaucoup meurent par manque de soins…..
Ma petite contribution personnelle c’est d’avoir crée une association pour aider la population dans les campagnes. Sans subvention ni dons, nous nous en sortons avec beaucoup de mal. Mais je ne baisse pas les bras.
C’est avec plaisir que j’ai lu cette note et désolée d’avoir écrit ce “journal”.
Le sujet m’interpellait tout simplement.