La journée de la jupe
Ce n’est pas mon habitude de me faire sur ce blog l’avocate de tel ou tel film, mais pour une fois, je n’y résiste pas . Si vous n’avez pas eu l’occasion de le voir sur Arte vendredi soir, courrez dès mercredi au cinéma voir La journée de la Jupe. Isabelle Adjani, que j’ai trouvée à chaque fois formidable dans l’Ecole des femmes, la Gifle, Adèle H, l’été meurtrier, la Reine Margot…est cette fois encore extraordinaire de talent et d’authenticité, dans ce rôle de prof de français prenant en otages ses élèves d’un lycée de banlieue sensible… Et pourtant le sujet est loin d’être simple…La réalisation est d’un réalisme troublant et l’interprétation de la comédienne, mais aussi des jeunes acteurs , tous amateurs, absolument bouleversante.
Pour vous faire une idée, avant d’y aller, vous pouvez lire l’intéressant article du Monde, c’est ici, et pourquoi pas retrouver les différents articles et ITV sur le blog d’Isabelle Adjani, que je découvre par la même occasion…
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29 mars 2009 à 21:11
Madame,
Vous me boudez, je sais.
Si, si, Madame, vous me boudez, je le sais bien, Madame.
J’aime bien, comme d’autre(s), et sûrement aussi, l’informatique. Elle prend sur moi un temps que je n’imaginais. Je ne lui en veux pas ; et, au contraire, même, peut-être, lui en sais gré.
Deux sujets émergents pour moi dans ce secteur du numérique : La liberté, les Droits de l’homme et leur respect ; mais aussi, l’art.
L’art, parce que l’art c’est demain. , et que je veux aimer.
15 mai 2009 à 20:29
Imagine t-on François Mauriac avec un I-Pod, un Mac, la wifi, un téléphone portable…
Non, sans aucun doute, non !
Tous ses personnages semblent irrémédiablement engagés dans des voies qui ne sont qu’impasses dans des temps qui nous paraîssent hors temps. On lit pourtant Mauriac pour ces petits frissons qu’il nous procure parce qu’il y a un peu de nous partout dans ses oeuvres.
Le numérique et internet ont-il changé la donne ? Je n’en suis pas sûr ; pas sûr du tout, et le temps allant, justement, de moins en moins ! Mais, bon on va trouver. Ne lâchons pas Mauriac en tout cas.
18 mai 2009 à 17:25
Dommage que les commentaires sous l’article consacré à François Mauriac
(et aux journées de Malagar, là aussi, dommage que je n’ai pu y aller) soient fermés. Pourtant à propos de cet auteur et du le monde numérique, il y a tant de choses à choses à dire. En premier lieu, sans doute, que l’on peut apprécier l’un et l’autre comme vous le soulignez, mais le numérique, pour qui ne connaît que cet univers peut déboucher sur le dérisoire, ou plutôt l’illusoire. Enfin, je crois. Et, toujours à propos de ce sixième continent comme le dénomme Jean-Clauce Guillebaud, oui il est partout est nulle part, mais n’y a t-il pas déja en ce qui le concerne une fracture dans notre propre pays et dans le monde. Il semble qu’il y a des lieux où il est partout et d’autres où il est nulle part*.
Je ne sais pas trop mettre les liens avec d’autres sources d’information mais Pierre kosciusko-morizet dans
http://www.metrofrance.com/ (www.metrofrance.com/infos/pierre-kosciusko-morizet-chaque-pays-joue-perso/pien!BcC9mge0qR2nHKknsk2MMw/index.xml ) évoque le retard de l’Europe sur le sujet.
* Si internet raccourcit les distances et réduit le temps pour ceux qui sont ensemble dans ce nouveau continent, n’éloigne t-il pas ceux qui en sont exclus ? Ne crée t-il pas un monde bipolaire ?
18 mai 2009 à 22:42
Bonsoir Jean. Désolée pour les commentaires fermés. J’avais du faire un mauvais geste hier soir. c’est rétabli désormais. Et merci pour votre message qui alimente intelligemment le débat! la fracture numérique est en effet un des dangers de ce nouvel espace, et il ne recoupe pas forcément les territoires et les générations que l’on imagine.