Les miracles, ça existe aussi dans la vie digitale.
La pluie battant le bitume d’une station service à une cinquantaine de kilomètres de Bordeaux et soudain le geste d’inattention qui va faire basculer ma vie digitale . Au moment où je sors (un peu trop vite sans doute) de la voiture, mon iphone glisse de mes genoux à mon insu et tombe sans un bruit dans sa petite pochette en tissu. Une heure plus tard, de nouveau sur l’autoroute, un étrange pressentiment me guide tout à coup vers mon sac que je vide et secoue dans tous les sens: mon compagnon numérique ( le mot n’est pas trop fort car il abrite une partie de ma vie ) a bel et bien disparu! La rage succède à l’incrédulité, tandis qu’autour de moi, les “railleurs de ma vie digitale” commencent par se moquer,(voila ce que c’est c’est que d’être devenue à ce point addict de tous ces engins)-., avant de remballer leur ironie au vue de ma mine qui s’allonge au fil des minutes. Après la stupeur, vient le découragement, ( comment réussir à reconstruire ma base de contacts, à rebatir mon agenda des semaines à venir, à faire une croix définitive sur des éléments plus personnels comme les photos, mails, textos…). Puis c’est la honte qui s’installe, honte de réaliser que malgré mes grandes déclarations de femme digitale sur l’importance de gérer avec raison et distance la relation avec tous ces outils numériques, j’en suis bel et bien devenue esclave!!! La nuit passe, évidemment agitée. Mon jogging du lundi matin partagé avec une amie me remet du baume au coeur. Pas question de se laisser pourrir la vie par quelques centimètres carrés de ferraille enfermant du coltan! Haut les coeurs, (et si c’était l’occasion de faire le point sur ces multiples contacts et multiples rendez-vous,de faire une petite pause et de repartir d’un nouveau pied dans une vie digitale plus équilibrée et plus sereine!)…Las, les bonnes résolutions laissent la place à nouveau à l’anxiété une fois les baskets raccrochées!..
Et puis, tout à coup, une sonnerie sur un de mes autres téléphones. Au bout du fil, le commissariat de police d’une petite ville des Landes à qui un monsieur est venu rapporter mon iphone, trouvé sur le parking de la station d’autoroute à plus de 200 km de là. Miracle. Alors que l’on nous rebat les oreilles sur les vols de téléphones mobiles, un jeune homme, ( je déduis que c’est un jeune homme à la voix que j’ai entendue lorsque je l’ai appelé pour le remercier) a tout simplement ramassé mon téléphone par terre, et l’a ramené au commissariat de police de son lieu de résidence! Chapeau bas!
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4 novembre 2008 à 7:06
Comme tu as du être soulagée !!! Et oui, i faut être optimiste, les gentils ça existe et heureusement !
4 novembre 2008 à 10:32
ce coup de téléphone a du être un grand moment de soulagement! le signe que la journée est sous les cieux favorables
c’est ce qui me fait voir le verre à moitié plein et c’est pourquoi, je crois toujours en ces vertus que sont la gentillesse et la générosité…
4 novembre 2008 à 16:11
Et oui tous les jeunes ne sont pas des voyous sans foi ni loi
Ils connaissent la valeur des choses…et oui tous les parents n’ont pas échoués dans leur éducation
Heureuse que ton histoire ce termine bien
5 novembre 2008 à 9:56
[...] à lire des blogs à répondre à des billets et prise dans mon élan je me suis mise à tutoyer Madame Juppé…j’en rate pas une moi … un exemple ? plus jeune dans une manifestation sportive [...]
6 novembre 2008 à 8:40
pratiquant de ces “outils : ordinateur en 1968 puis tous les autres” je vais me permettre de vous livrer mes réflexions :
- rien ne vaut un double des “choses”importantes sur un carnet et son crayon
- les rendez vous et prévisions d’actions se perdent facilement : une expérience de la perte d’un plan entier de livre écrit dans un Bordeaux Paris de 5:50 !
Heureusement la mémoire du cerveau permet de reconstituer les manques
Très amicalement
la mémoire humaine est comme l’eau elle se peut être perdue mais elle ressort toujours
9 novembre 2008 à 2:22
billet très intéressant ; au plaisir de vous voir peut etre à Montréal ?
10 novembre 2008 à 12:04
Il m’est arrivé la même chose il y a quelques mois : la voiture en panne, je prends le tram pour aller au lycée mais il arrive pile en même temps que moi, alors je cours pour le prendre… les bouchons sur les boulevards dus à un accident, la pluie, je cherche mon portable partout dans le bus, dans mon sac : plus rien !! Quelques minutes (à angoisser et se faire une raison : je ne le reverrai jamais !) après être arrivée au lycée, une surveillante me fait part d’un coup de téléphone de ma mère : un jeune de mon âge l’avait trouvé par terre et a appelé ma mère pour me le rendre ! C’est effectivement dans ces moments qu’on prend conscience de l’importance que l’on a laissée à ces appareils… et quel soulagement quand on le récupère enfin !!
12 novembre 2008 à 11:22
Moi ça ne m’est jamais arrivé.Et de toute façon combien même je perdrais mon p’tit portable Nokia 1ere génération, je ne crois guère au drame affectif…J’ai un carnet d’adresses.Pourtant j’entends votre désarroi raconté lors de l’épreuve et il m’interroge.Comme mon Nokia je dois être de la vieille génération ni addict ni anti mais perplexe et sans doute dans une certaine incompréhension des NTIC.A la lecture de votre texte c’est une angoisse de moins. Face à mon intéret, un désir caché ? Mais nulle de chez nulle, je n’arrive qu’à écrire des commentaires à la suite des autres commentaires sur les blogs des autres et pour moi, c’est un progres!Enfin,j’ai apprécié la chute non de l’objet sacré mais de l’histoire du “jeune homme” honnéte.Rèhabiliter la jeunesse, elle en a bien besoin.
19 novembre 2008 à 0:09
ca me rappelle une histoire vecue du meme genre, et encore ce n’etait pas un iphone. comment faisait-on avant pour vivre sans iphone? Et comment survivre sans lui? je regarde tout de suite sur internet comment on fait les sauvegardes! et vive les francais, raleurs mais dans le fond plutot honnetes!
24 novembre 2008 à 12:49
Bonjour Isabelle,
Il y a des bonnes âmes sur terres qui ont compris que tout ces outils sophistiqués sont quelquepart une partie de nous, eh oui ! Difficile de s’en passer. Pour ma part, je tenais à vous dire que j’ai égaré votre numéro de portable suite à une mauvaise manipulation dans mes sms, et je souhaitais prendre rendre rendez -vous avec vous pour vous parler d’un projet qui pourrait vous intéresser…
Bien à vous et bravo pour ce blog.
Linda Chevalier
Maman Bio
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mamanbio2@gmail.com
3 janvier 2009 à 20:57
Que lis-je, pour un e-phone perdu, on vous moqua, Madame !?
Qui osa ?
Non, je ne n’ose imaginer, cela me
paraît impossible !
Quoi, Monsieur… ?
Non… !?
Vraiment, me voilà dépité, et je ne peux le croire.
Allez, pardonnez-lui, car il a tant à faire !
Oui, vraiment, on escompte beaucoup de ses capacités !
Madame, je vous prie, de vouloir bien, ainsi, lui pardonner
5 janvier 2009 à 11:04
Oui, on escompte et compte beaucoup sur lui !
Il y a tant d’attentes, d’espoir.
On est battant et réfléchi mais entendre des discours qui vont dans le sens du mieux, çà encourage.
Bonne année.