Tic + DD = ça progresse!
Dimanche 15 mars 2009 par Isabelle Juppé
Crédit photo :MEEDDAT/Laurent MignauxCela fait des mois que j’en ai fait un de mes credos favoris, et je suis ravie de vous signaler la publication d’un rapport, commandé par le Medad, qui vient confirmer l’efficace combinaison entre numérique et écologie . Certes, l’empreinte écologique du numérique est importante. Mais les sources d’économie en C02 rendues possibles dans les autres secteurs de l’économie grâce aux TIC sont plus importantes encore. Pour celles et ceux que le sujet intéresse ( il est vraiment passionnant, et les développements potentiels sont considérables), je recommande la lecture de l’ excellent article du Monde Informatique synthétisant le sujet, C’est ici. Pour les plus courageux la lecture du rapport lui même , c’est ici. Et pour ceux qui préfèrent le son et l’image, l’interview de NKM, réalisée le 6 mars dernier par Emmanuelle Delsol, la journaliste du Monde informatique. C’est ici.
Quelques chiffres pour vous mettre en appétit:
Côté empreinte: La consommation électrique associée aux TIC a été mesurée entre 55 et 60 Tw/h par an, soit 13,5% de la consommation totale en France. Et l’empreinte carbone des Tic en France serait de l’ordre de 30 Mtde CO2 par an, soit 5% du total des émissions de gaz à effets de serre. Côté allègement des émissions de CO2 sur le reste de l’économie, le secteur des TIC serait à même d’économiser l’équivalent de une à quatre fois ses propres émissions de gaz à effet de serre!
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22 mars 2009 à 17:19
passionnant, sur le fond, l’interview de Boucles d’Or(NKM pour les branchés),mais-sur la forme- cette femme d’élite se laisse aller à l’emploi abusif d’anglicismes qui ont -en d’autres temps- fait dresser les cheveux(…) d’un ex-Premier qui les condamna vertement; quand ils émanaient de la patronne des patrons…en moins de vingt minutes, j’ai noté entre autres :”l’heure des plug-in”, l’installation de “steps”, et l’incontournable “benchmark”.Et que dire de l’usage à tort et à travers du mot “schizophrénie” en lieu et place de “contradiction, paradoxe ou opposition”.La branchitude ne dispense pas du respect de notre langue:en évitant -par exemple-les “pasque…ou c’te politique…” plus habituels chez les joueurs de l’Ovalie après la partie…On demande des Modèles:ce n’est pas parce qu’on est dans les TIC ,qu’il faut faire toc.
Alors Boucles d’Or a abandonné les trois ourses pseudo-ménopausées qu’ont l’avait invitée à revenir compter à la prochaine estive : elle préfère désormais folâtrer dans les prairies de digitale laineuse,c’est bon pour le coeur.
19 septembre 2009 à 8:56
Bonjour,
95% de l’électricité française est produite à partir du nucléaire et de l’hydraulique. Deux sources d’énergie primaire qui dégagent très peu de CO2. En France, les appareils électriques impactent donc peu le réchauffement climatique.
En revanche, moins d’un déchet électronique (DEEE) sur quatre est correctement retraité en fin de vie. Ce qui engendre des pollutions importantes car les appareils électroniques contiennent de grandes quantités de produits chimiques toxiques pour les hommes et les écosystèmes : cadnium, plomb, mercure, etc.
Un gramme de mercure suffit pour polluer un m3 de terre pendant 50 ans…
En se concentrant uniquement sur le réchauffement climatique lié aux technologies de l’information, nous passons totalement à côté du sujet.
Pourquoi cette situation ? Il est bien plus facile de donner bonne conscience aux entreprises et aux particuliers en leur expliquant que les économies sur leur facture d’électricité ($) ont un impact écologique.
En revanche, le recyclage du matériel électronique coûte de l’argent. Et le geste le plus vert - prolonger la durée d’utilisation des appareils électroniques - est contraire à la frénésie de consommation. C’est frustrant de consommer moins pour préserver l’environnement. Et ce n’est pas un discours que les politiques et les entreprises souhaitent porter en période de crise économique…