Vive la francophonie sur le Net!
Gabriel M, célèbre écrivain si sensible à la beauté de la langue française, devrait être un peu rassuré en lisant ce billet ( et non ce “post” bien sûr!) .
Il y a quelques jours, il m’envoyait cette lettre:
“Chère Isabelle, c’est avec un intérêt sans cesse soutenu que j’ai lu votre dernier livre qui, malgré son caractère parfois technique, demeure très agréable et tout à fait compréhensible pour les profanes (dont je suis). Le lisant j’ai mieux saisi ce que vous entendez par la spécificité féminine et j’avoue que vos propos, comme ceux des personnes que vous avez rencontrées, sont sur ce point fort convaincants. Si je devais vous faire un léger reproche, c’est de ne pas assez vous appliquer à trouver aux nombreux mots anglo-américains que vous utilisez des équivalents dans notre langue. C’est pourtant, car vous êtes un écrivain français, votre devoir. Je ne suis absolument pas hostile à l’introduction de mots étrangers dans notre vocabulaire, et la langue française est un grand fleuve hospitalier, riche de l’apport de ses alluvions : de même que les Russes et les Italiens utilisent de très nombreux mots français dans les domaines de la mode, de la politique et de la cuisine, il est naturel que nous utilisions des expressions anglo-américaines dans celui de l’informatique. Il ne faut pas toutefois que celles-ci nous submergent et se mettre en quête d’équivalences est un exercice auquel nous devons tous - nous qui avons en charge la langue française, qui l’avons reçue des écrivains des siècles passés et qui la transmetterons à ceux des siècles futurs - nous soumettre, un exercice qui peut d’ailleurs s’avérer très amusant et stimulant”.
“Rassuré”, disais-je car, grâce à lecture d’un article du monde, ( édition du 9/10 mars) , j’ai découvert le lancement, par le ministère de la culture, d’un site destiné non seulement à promouvoir la francophonie sur la toile, mais aussi à donner à tous les amoureux de notre belle langue, de jolis mots destinés à remplacer les anglicismes qui fleurissent malheureusement un peu partout. Ainsi, dès la page d’accueil, on proposera à ceux que le mot “coach” utilisé à toutes les sauces commence à exaspérer, d’utiliser plutôt celui de mentor, d’entraineur , de tuteur, ou de répétiteur. Non sans avoir rappelé que les canadiens , qui sont ô combien plus vigilants que nous en la matière, ont depuis longtemps proposé d’utiliser les termes d’assistance ou d’accompagnement professionnel au lieu du coaching. Et pour se rapprocher du coeur de notre blog, n’hésitons pas non plus à brandir le baladeur numérique, à la place du podcast ( qui vient de la marque ipod) et laissons aussi le podcasting céder la place à la diffusion pour baladeur!
Même si j’ai définitivement banni moi aussi, en m’inspirant de mes leçons québécoises, le “chat” pour adopter le “clavardage,”( contraction de clavier et de bavardage), je vais devenir une visiteuse assidue de ce site et mettre un point d’honneur à me faire pardonner les quelques incartades anglo-saxones de la femme digitale.
Si cela peut rendre les hommes ( et les femmes ! ) heureux…Et si cela peut faire également fonctionner l’imagination, tout simplement…
A propos des hommes encore je suis heureuse de les voir de plus en plus nombreux sur ce blog…et de participer ce soir entre 23h et 24 heures, sur Europe 1, à une émission très sympathique , Générations Europe 1, entourée de …4 hommes! Après une soirée qui s’annonce elle aussi passionnante et que je raconterai bientôt, organisée par Accent sur Elles, autour d’un sujet exaltant: Découvrez vos opportunités dans un monde multipolaire!
A demain!
Publié dans Notes


11 mars 2008 à 22:24
pendant qu’on y est
on pourra faire la “Dictée francophone ouverte à tous avec 400 mots québécois, louisianais et rochelais.”
samedi 14h30, Athénée municipal de Bordeaux
dans le cadre de la semaine de la francophonie à Bordeaux Francoville 2008
qui s’inscrit dans le cadre du 400e anniversaire de Québec et de la Semaine internationale de la francophonie.
w.biard@sudouest.com