Vous avez dit “femme digitale”?
Vous avez dit “femme digitale ???”
Depuis le début, j’avais vraiment envie de ce titre : “La femme digitale”. Au lendemain de la sortie du livre, après quelques jours intensifs de rencontres avec les média… Et la lecture de quelques commentaires sur ce blog, c’est le ballet de questions autour de ces deux mots que j’ai envie de vous raconter ce soir…
“Digitale”, d’abord, qui agace, intrigue ou séduit. “Mais pourquoi pas numérique ???? Il s’agit bien de la révolution numérique dont vous voulez parler, non ? Vous ne pouvez pas utiliser un mot français ?”
Certes, certes, mais… Pourquoi ce choix en effet ?
Alors, c’est d’abord un choix esthétique. Je trouvais que la femme digitale avait un côté romanesque (on ne se refait pas…). Au cours de l’enregistement de “Vol de nuit” (qui sera diffusée le 28 janvier, je crois), PPDA a d’ailleurs présenté un nouveau roman à la sonorité voisine, “La mère horizontale“.
Un choix de chaleur ensuite. Plus doux à l’oreille que “numérique” qui rime avec métallique, et évoque un univers froid et austère à l’opposé de celui que je souhaitais faire découvrir. Loin du territoire technologique des octets et des mégabits, “la femme digitale “raconte des histoires de vie, d’itinéraires de femmes, de chair et d’âmes.
Un choix botanique enfin , clin d’œil écologique, puisque la digitale est aussi une fleur… qui peut être empoisonnée. En enregistrant aujourd’hui l’émission Microméga sur RFI qui sera diffusée dimanche prochain, en compagnie d’un spécialiste des cynaobactéries (Jean-François Humbert), j’ai aussi appris que la digitaline était aussi un stimulant cardiaque… qui pouvait s’avérer mortel !
Et puis “femme”, bien sûr. “Ah les femmes…et pourquoi les femmes, et pourquoi pas les hommes ? et en quoi et pourquoi seraient-elles différentes ? et alors, c’est quoi une femme digitale ? Après l’homme numérique, on a la femme digitale ?”
Quelques réponses là encore, dispersées au fil des interviews, sur Europe 1 (Dominique Souchier, “C’est arrivé demain“, dimanche 13), “Dites moi tout” (Direct 8, mardi 15) Le grand journal (Canal+, mercredi 16 ) Michel Field (Politiquement Show, LCI), sur RTL avec Marc-Olivier Fogiel (jeudi 17), Femmes d’exception (Direct 8, jeudi 17) ou encore dans le Figaro Madame ou Stratégies “Internet au féminin” : “Ce qui m’intéressait, c’était de capter le regard des femmes sur cette révolution numérique qui nous concerne tous ; le numérique pourrait (ré)concilier féminisme et féminité ; le temps du numérique est en train de croiser celui des femmes ; le pragmatisme, le sens de la conversation, de l’échange, du partage, de la transmission sont des façons d’être très féminines ; Une femme digitale est d’abord une femme qui s’interroge sur cette révolution en cours, ses opportunités et ses dangers, et qui la vit de mille manières, simple utilisatrice ou actrice, magicienne ou spectatrice, de près, de loin, toujours, jamais.”
Un dernier mot. Ce qui m’ a frappée par rapport à mes expériences précédentes du même type, c’est que cette fois ci, en coulisse ou hors antenne, indépendamment des journalistes interviewers, chacune des personnes croisées dans l’entourage de ceux-ci avait son avis à donner sur le sujet du numérique. Homme, femme, jeune, ou moins jeune, enthousiaste ou méfiant, tout le monde avait envie de partager sa vision et ses usages….Et ça, ça me plait bien !
Publié dans Notes


18 janvier 2008 à 4:59
Que de belles émissions en plus, quelle belle couverture médiatique méritée ! j’ai vu au tout petit matin hier la rediffusion sur “direct 8 ” , j’ai loupé Canal + , je note les prochains rendez vous par contre , à ne pas manquer . Bravo encore Isabelle, je suis fan !
18 janvier 2008 à 10:55
j’ai eu l’occasion de voir cette nuit, l’émission (re)diffusée sur la chaîne Direct8.
J’ai vraiment envie de lire votre livre
18 janvier 2008 à 11:52
Même le titre recelle des ouvertures insoupçonnées ….merci pour ces précisions.
18 janvier 2008 à 12:51
anne (papilles et pupilles) m’en avait parlé! je l’attendais avec impatience! bordelaise & bloggeuse, attirée & concernée par le sujet, je vais profiter de ma pause déjeuner et me précipiter pour l’acheter!
18 janvier 2008 à 17:59
J’aime beaucoup ce triter, je le trouve poétique, tout simplement !
18 janvier 2008 à 20:09
coïncidence ? hier j’ai mis son mon blog un petit mot sur la sortie de votre livre, et j’ai illustré avec une reproduction de planche botanique…
Dans le billet, je parle d’une femme qui aurait dû être digitale, mais elle est née en 1894…
18 janvier 2008 à 22:46
ça y est, j’ai le livre
mais je revenais vous souhaiter la bienvenue dans cette blogosphère, qui peut très vite devenir indispensable!
19 janvier 2008 à 17:38
J’ai une question (concernant ce blog) : pensez-vous répondre à chacun des commentaires, ou pensez-vous que vous n’en aurez pas le temps ? [je suis ravie en tous cas de retrouver vos "sources"
ici dans la colonne de droite]
22 janvier 2008 à 3:04
Bonjour,
Je pense être une femme digitale (j’adore votre titre). Mon ordinateur dort à côté de moi, je l’allume en me levant, je viens le consulter tout au long de la journée. Cela fait longtemps que j’écris sur mon blog pour faire partager mes passions et je partage avec vous l’amour pour l’écriture (j’écris des livres pour ados)alors je n’ai pas pu me retenir de laisser ici une trace de mon passage. Bon courage à vous pour votre livre en cours et un grand succès pour votre nouveau livre qui vient de sortir.
bien amicalement,
pommeliane
22 janvier 2008 à 15:14
Merci encore Isabelle pour m’avoir compté parmi vos femmes digitales.
Je vous souhaite tout le meilleur.
Amitiés
22 janvier 2008 à 16:11
Bonjour,
un très beau titre pour une réalité naissante… Dans mon expérience quotidienne, le digital est très proche de son étymologie : le doigt !
Dans mon activité de faire-part sur mesure, mes doigts passe du clavier aux crayons. Derrière le terme “digital”, je n’ai donc moi non plus pas du tout l’impression d’un monde virtuel ou froid. Bravo pour votre intuition et vos analyses…
Cordialement
Véronique Deshayes
22 janvier 2008 à 16:12
je me suis relue un peu vite : je voulais bien sûr écrire “mes doigts passent”…
22 janvier 2008 à 16:32
j’inscris de suite ce livre dans ma liste des livres à découvrir ASAP.
22 janvier 2008 à 17:54
ça me donne envie de lire ce livre, je l’achèterai lors de mon prochain voyage en France.
22 janvier 2008 à 18:51
La lecture de v/ livre me fait vivre un autre aspect de cette révolution : il ne peut être lu qu’avec un ordinateur et des heures de surf… J’aime le contact physique avec les livres. J’aime le “contact virtuel” et, grâce à vous, les deux se mèlent avec bonheur !
24 janvier 2008 à 1:05
Femme digitale, grossière (mais courante) faute de français ou anglicisme barbare. Vos circonvolutions ne corrigeront pas l’erreur, femme numérique fut préférable.
Bien sûr vos explications artistiques ou poétiques pourraient expliquer la bévue, mais franchement, femme digitale, c’est l’association de la femme et des doigts. Pas toujours très flatteur…
24 janvier 2008 à 19:38
Je vous connais depuis plusieurs années et est appréciée de travailler avec vous pendant plusieurs années. Aujourd’hui, je me suis jetée sur votre dernier ouvrage totalement representatif de la vie de femmes de mon entourage et de la mienne. Pas un jour sans avoir pointé le bout de mon nez sur internet.Je tape, je cherche et recherche, je communique…
merci pour tout
30 janvier 2008 à 16:45
isabelle juppe dans une entrevue que j’ai decouverte la nuit m’a séduite et la façon dont elle a parlé de son livre me l’a fait acheter en deux exemplaires un pour une récente internaute et un pour moi.Mais je ne m’attendais pas à trouver sur le blog tant d’interprétations du mot “digitale” !!laure
31 janvier 2008 à 20:38
Bonsoir
J’ai apprecié votre prestation
dans l’émission de Laurent Ruquier
Merci à vous
11 février 2008 à 0:04
la femme digitale d’isabelle Juppé
Nous les blogeuses, les acharnées de la toile, les fondues du web nous sommes toutes des femmes digitales, la révolution numérique nous a atteintes, elles est passée par nous, et nous ouvre ” des horizons vertigineux” dixit Isabelle Juppé auteur de la femme digitale. Au fil du temps , j’ai pris gout à cet échange, à la solidarité de la chaîne virtuelle que nous formons nous les blogeuses, ” les femmes de l’ombre”, à ces clins d’œil, ces commentaires qui égrènent nos blogs, et qui nous donnent l’envie de continuer à poster, à ce propos post ou billet comme le souligne très justement Isabelle Juppé, qui a vécu au Canada se pose la question, et si mail devient courriel chez nos cousins d’Amérique du Nord, pourquoi le post ne deviendrait - il pas billet ? dans le pays de Voltaire et Hugo, parions que si ces illustres hommes de lettres vivaient en 2008 ils choisiraient de nous envoyer de “tendres billets ” même numériques pour rendre hommage à notre faculté d’adaptation, face à ce merveilleux et énigmatique outil de communication et de culture multimédiatique.