Tics, langage et transmission.
Après Anne, sur l’île de la conversation… culinaire, je reçois dans ma boite la lettre de Stéphanie, qui avait emmené mes lecteurs sur l’ile de la Transmission . Une femme digitale bien de son temps, jeune professeur agrégée d’allemand, qui n’a pas de blog mais utilise dans ses cours de langue tous les outils des technologies de l’information et de la communication. Sa lettre tombe à pic aujourd’hui pour démontrer aux pessimistes de tout poil que le net n’est pas le théâtre de toutes les terreurs, horreurs ou excès qu’ils semblent redouter encore. Dans l’émission de Franz Olivier Giesbert, qui vient d’être diffusée sur France 5 , j’ai eu un dialogue assez vif avec quelques participants, pas encore tout à fait convaincus… Le témoignage de Stéphanie montre que l’on peut, aussi, faire des choses utile et intelligentes avec le numérique. Jugez- en…
“Isabelle m’a gentiment demandé de vous emmener faire un petit tour sur l’île de la transmission.. C’est mon monde, justement, et je suis ravie de vous y accueillir pour faire un plaidoyer bien mérité de l’utilisation du numérique dans les classes de langues. Une langue s’entend, s’écoute, se parle et se vit. Souvent, dans le milieu scolaire, en quelques heures par semaine, il est bien difficile de se familiariser avec ce flux ininterrompu de sons inconnus, de se l’approprier, d’accepter que c’est un univers qui ne fonctionne pas comme le notre. Souvenez-vous des magnétophones grésillants sur lesquels vous avez entendu pour la première fois la langue de Shakespeare. Si votre voisin faisait tomber son stylo, vous perdiez le fil, non ? Aujourd’hui, un ordinateur, un baladeur Mp3 offrent une alternative à l’écoute collective en classe de langue. Ces outils, s’ils permettent plus facilement de faire abstraction d’un environnement sonore qui pourrait venir troubler la perception déjà difficile d’une langue étrange, donnent aussi la possibilité aux élèves de réguler librement leur écoute, c’est-à-dire de s’arrêter, de revenir en arrière, de réécouter des passages autant de fois qu’ils le désirent, à leur rythme. Imaginez une classe de langue de 30 élèves dans laquelle chacun dispose d’un baladeur, un élève peut travailler sur un document authentique, pendant que d’autres plus à l’aise peuvent en écouter plusieurs. Sur un site Internet élaboré pour eux, les élèves peuvent télécharger du lycée ou de chez eux, des informations tirées de la radio, des podcast, des interviews en allemand. Ils peuvent ainsi s’exposer à la langue étrangère plusieurs minutes par jour, à la maison, dans le bus et même chez le dentiste pourquoi pas. Le font-ils ? Me direz-vous… Ils le font, surtout si on accompagne ces écoutes à la maison d’exercices obligatoires
Mais l’outil leur est familier, c’est leur langage, en échange je leur demande d’apprendre le mien, celui de la grammaire, des déclinaisons, des exercices plus traditionnels et de la littérature, l’échange fonctionne plutôt bien. L’intérêt c’est qu’ils comprennent et se fassent comprendre à l’étranger, qu’ils aient du plaisir à apprendre tout en ayant une bonne note au bac…”
Publié dans Vous


16 février 2008 à 20:23
oui je viens de vous regarder chez FOG
… chapeau ! car vous gardez votre cap positif en toutes circonstances … et franchement C dingue comme C pas facile devant tant machisme … parce que en fait, je crois que l’emergence du feminin les derange
… et votre livre met le doigt sur les elements de la mutation profonde de notre societe
alors evidemment ca derange!!
heureusement, oui qu’il ya de nombreux exemples constructifs comme stephanie et son cours d’allemand!!!
quelle patience pedagogique!
bravo & chapeau!
16 février 2008 à 21:52
j’ai vu l’émission chez FOG, je ne connais pas encore votre livre, et je vais aller l’acheter. Ce que j’ai ressenti de votre propos dans l’émission, c’est que, oui, internet peut relier des femmes du monde entier à des causes valables. nous devons, nous les femmes, avoir génétiquement le sens de la vie, du positif, de la famille, du bien, et internet est un moyen fabuleux de se faire du bien, entre femmes.
je prends un exemple, je vis à la campagne, j’ai une vie bien remplie avec mari, emploi et enfants. et j’avais envie de rencontrer d’autres femmes, aimant la broderie comme moi. j’ai trouvé un site, doublé d’un forum, ou tout se dit, de la broderie, en passant par la maladie, maladie des internautes, mais aussi de leurs enfants et proches, problèmes de travail, envie d’apprendre, envie de partager des émotions, des tranches de vie. la broderie nous relie, mais au delà de ça, elle nous permet de nous lancer dans des opérations humanitaires, de collecter des fonds pour des associations…. de rencontrer d’autres brodeuses d’autres pays. pour information, allez sur le site :”www.lepointcompte.com”. Je fréquente d’autres sites, dans lesquelles une vraie solidarité se met en place, pour l’éducation des enfants, pour faire un bon repas, pour suivre des études, pour avoir des conseils de toute sorte. Nous, les femmes, utilisons ce moyen de communication qu’est internet, comme un moyen d’être plus humaines, plus proches les unes des autres, plus solidaires. et je vous rejoins à 100%, pourquoi ne pas montrer que le net, trop souvent décrié, est un formidable outil d’avenir, qui peut transcender les hommes et les femmes à devenir plus humains tout simplement, et plus solidaires aussi.
Je suis votre parcours depuis longtemps, ainsi que le parcours de votre époux, et sans faire de politique aucune, j’ai toujours admiré la manière dont vous avez vécu les épreuves, ” droits dans vos bottes” tous les deux, et solidaires.
J’ai hâte de lire votre livre, et je lui souhaite ainsi qu’a votre famille, plein de bonnes choses.
Carole
16 février 2008 à 21:56
Pour la première fois je blogue !
Je découvre suite à l’émission de FOG que j’ai vu ce soir et depuis. . . je lis, je lis . . . Merci, merci pour tous ces partages. Je vais m’empresser d’acquérir votre livre et de me reconnecter prochainement.
Cordialement.
17 février 2008 à 11:46
Bonjour,
je vous ai vu chez FOG, et au Grand Journal, et il faut reconnaitre que ça fait du bien de voir quelqu’un soutenir un peu le web à la télé.
Je suis professionnel du web, et suis toujours atterré, par l’image que donne la télé de ce média qui lui fait de l’ombre, et de sa grande méconnaissance du sujet. On dirait qu’ils n’y connaissent rien, en dehors des images trash qu’ils diffusent dans les variétés, et des quelques sites qui buzzent.
Quelques points essentiels :
- l’anonymat tant décrié est une illusion, puisqu’on peut toujours tracer un internaute (et la police sait maintenant très bien le faire)
- sur mes sites, comme chez pas mal de collègues, je supprime tous propos diffamatoires ou insultants, qui ne sauraient faire avancer le dialogue. Nous sommes d’ailleurs tenus de le faire par la loie.
- la netiquette (que vous appelez néthique) existe depuis les débuts du web, même si elle n’est pas gravée dans le marbre (mais bien présente sur le site de la CNIL)
…
Beaucoup d’effort ont été faits, et sont encore à faire pour assainir le web, et c’est désolant qu’on le présente encore comme un no man’s land.
Cordialement,
Alex
PS. Quelques sauts de lignes dans votre article ne seraient pas de trop pour la lisibilité
17 février 2008 à 12:45
Bonjour Madame
Je vous ai découverte hier chez FOG.
Surprise de rencontrer une journaliste si proche et si nature qui parle de bonne conduite et qui préconise l’acquisition de ces règles si peu évidentes de nos jours . On a perdu l’élementaire politesse ,le respect, et sur le net ce serait le moyen de faire passer le message aux jeunes générations .
J’ai découvert la Toile comme un livre d’images qui répond immediatement aux questions que je me pose sur des sujets variés .
C’est un plaisir d’ouvrir son PC … c’est aussi agréable de savoir que le lendemain , les amis du Net seront là .
La peinture, la photographie , sont des plaisirs partagés .
Je ne fais pas partie des cuisinières . Je me suis mise en congé de cette occupation . Mon âge me dispense de faire ce qui était pour moi toujours un peu une “corvée” ..Et oui j’ose le dire …à 71 ans c’est permis ..mais la natation ,et la généalogie sont toujours au programme , le Net se révélant absolument adapté à cette dernière occupation .
Je vous félicite et vous adresse tous mes encouragements .
Polyne
17 février 2008 à 16:04
Bonjour, je m’appelle Sophie, je suis en terminale. En seconde j’étais dans sa classe et je dois avouer que mon niveau d’allemand s’est considérablement amélioré! Peut-être est-ce grâce à son enthousiasme débordant … Ou alors, grâce à sa technique d’enseignement. Nous avions chacun (30 élèves) un mp3 nouvelle génération flambant neuf comme support de travail. Nous avons travaillé sur des textes que nous pouvions écouter à la maison. J’ai trouvé très enrichissant d’avoir un support audio en plus de l’écrit, car cela nous donne la juste prononciation et nous permet, pour moi en tout cas, de mieux comprendre et assimiler le texte. Je connais ainsi par coeur bon nombre de textes en allemand, tellement je les ai écoutés! Et je ne suis pas la seule … En tout cas merci la technologie !!!
17 février 2008 à 18:23
Bonjour,
Je viens de vous découvrir dans l’émission de Franz Olivier Gisebert,
diffusée aujourd’hui à la Réunion, et même si je n’étais pas très
concentré (dimanche oblige) j’ai été touché par votre intervention sur la
“Nethique”. C’est vrai que beaucoup de blogs ou forums perdent de leur
intérêt quand l’écriture devient insultante. Je ne suis peut être pas un
bon observateur mais il semble que les femmes apprivoisent le Net, et en fasse,
en général, un usage original et agréable.
La “révolution digitale” joue aussi un grand rôle dans ma propre vie,
j’enseigne l’économie. Elle permet d’améliorer ma façon de vivre et de
travailler (les 2 sont très liés en fait). Par exemple j’explore la lecture
du rapport Attali sur un iPod Touch. C’est ludique, et en fait assez pratique.
Une école à Nantes utilise ce support pour envoyer les supports aux élèves
avant le cours et optimiser le temps passé en face à face pédagogique.
La curiosité piquée, je vais tâcher de trouver votre livre et visiter votre
blog pour en apprendre davantage. Alors au plaisir de vous lire, et merci!
17 février 2008 à 21:24
Chère Madame,
Dès demain, je vais acheter votre livre, ne doutant pas qu’il sera aussi passionnant que les précédents.
Bravo pour votre joli blog et félicitations.
Très amicalement,
Pierre ARCHAMBEAUD
17 février 2008 à 22:27
je suis présidente d’une petite association
d’Art Contemporain - “les chercheurs dID ” qui se trouve en région
parisienne (15 rue des Lilas 94140 Alfortville).
Notre association existe depuis 12 ans et notre but est d’organiser des
expositions d’Art Contemporain, afin de présenter et faire connaître des
artistes originaires d’”ici et d’ailleurs.
A ce titre je “voyage” beaucoup sur Internet. Je navigue de centres d’art en
galeries à travers le monde, essayant d’organiser des expositions et
présentant les artistes de l’association aux directeurs de Musées et
critiques d’art qui ne viendraient sans doute pas à nos expositions (car
nous n’avons pas les moyens avoir recours aux grands médias!), mais qui
grace à la “toile”, prennent connaissance de l’existence de nos
artistes. J’appelle cela des “expositions personnelles”, des “tête à
tête” ou visites privées par Internet interposé.
Actuellement, en collaboration avec la toute jeune Galerie d’Art
Contemporain “Eponyme” -23 rue de Ruat à Bordeaux (www.eponyme.eu)nous
préparons, l’exposition de l’artiste d’origine arménienne Armén
Rotch qui est peintre, et dont le travail depuis 2004 se fait autour/avec des
sachets de thé usagés.
…ces petits sachets de thé accolés les uns avec/contre/ou sur les traces
des autres, que des amis apportent à Armén Rotch sont un peu comme nous,
“tous les mêmes et chacun différent”.
Car, lorsque chacun de nous trempe son sachet dans l’eau dans l’intimité
du temps présent, un certain temps, jamais le même, le sachet devient
unique, acquiert une couleur différente, vivante, qui évoluera encore avec
le temps, pour disparaitre sans doute en poussière…
En effet, c’est bien de cela dont il s’agit , - du temps - qui est la chose
la plus précieuse que nous puissions nous offrir les uns aux autres. Ce temps
que chacun offre à Armén pour qu’ensemble, nous puissions faire oeuvre.
Malheureusement, je ne peux vous envoyer d’image, mais vous pouvez visiter
le Blog de l’artiste http://armenrotch.blogspot.com
18 février 2008 à 0:29
La femme digitale, quel titre étrange me disais-je, aussi me voilà ravie de découvrir de quoi il en retournait assistant à l’émission de FOG… Je l’avoue, humblement, je ne vous connaissais pas, et j’ai aimé vous connaitre!
Remarquable présence! (bravo!) ^ ^
Que dire de mon rapport à l’internet, sinon que je vous rejoins dans cette voie du milieu…
l’internet m’aura permis bien des choses mais notamment de mettre en marche cette catharsis vitale, autorisant sans peine la mise en abîmes de mes abysses, de recycler ma douleur en la donnant à lire, ne serait-ce qu’à un seule personne, fut-elle anonyme et étrangère à mon monde… et aussi l’envie d’écrire pour témoigner, partager, une forme d’exhibitionnisme il est vrai, tout en pudeur pourtant, car comment dire l’indicible? Et à qui?
L’internet donc comme un ‘médium’ supplémentaire à ma disposition… un ‘petit plus’ virtuel mais aux bénéfices bien concrets dans mon cas…
A bientôt, je cours (demain) vous lire!
stella cadente (ma anche speranza)
18 février 2008 à 14:30
comme Stéphanie, j’ai eu l’occasion d’utiliser des MP3 pour assister l’apprentissage des langues auprés de jeunes handicapés, qui n’avaient pas facilement un professeur prés d’eux pour les aider.
Nous avons fait appel à des anglophones par exemple, qui ont su captiver l’intérêt de ces jeunes avec des textes personnalisés, et des pratiques ludiques.
Rien de comparable avec un cours traditionnel, quel progrés dans les apprentissages !!!!
19 février 2008 à 14:06
Il y a parfois des évènements qui marquent dont le seul souvenir permet de survivre.
20 février 2008 à 12:03
J’aime beaucoup votre démarche, bien que je n’ai pas encore lu votre livre…ce qui ne devrait plus tarder!
Je suis une de ces femmes digitales à qui le monde du net à ouvert quelques portes.
C’est ainsi que je suis devenue chroniqueuse musicale.
Mon île à moi, c’est la musique!
21 février 2008 à 11:00
Félicitations pour le beau premier chapitre de votre livre et merci d’en
avoir autorisé la publication sur le net. J’ai 53 ans et je me suis
retrouvée dans une partie de votre vie, ne manquent que les sept-huit ans qui
nous séparent. Professeur de Français en LEP je passe mon temps libre sur
Internet et j’ai ouvert un blog avec mes classes de CAP. Je tiens à ce
qu’ils participent eux aussi à cette Révolution dont vous parlez. Mes
élèves appartiennent à des catégories modestes et se précipitent au CDI de
mon établissement pour utiliser les ordinateurs qu’ils ne possèdent pas
encore mais dont ils ont parfaitement saisi l’utilité et qu’ils
maîtrisent mieux que moi.
Je leur apprends, à travers le blog, à faire l’effort d’écrire
correctement, à éviter les fautes d’orthographe, à rechercher des
documents qui peuvent être intéressants pour leurs exposés. Nous avons pu
correspondre avec des Américains de l’Ohio, une Sud-Africaine, une
Norvégienne et le seul fait de leur dire que toutes ces personnes les lisent
leur donne l’envie d’être courtois et d’écrire plus correctement.
Mon aventure numérique a commencé avec les ordinateurs à cartes perforées
lorsque je préparais un DEA de linguistique et d’informatique. Je n’étais
pas brillante et comprenait rien à ce système de perforation binaire mais
j’avais le sentiment de faire partie des privilégiés et d’entrer dans les
arcanes de la connaissance. Nous avons ensuite acheté, mon mari et moi, un
ordinateur sur lequel nous programmions les tâches courantes, c’était
encore un jeu mathématique dans lequel je ne brillais toujours pas. Je
préférais utiliser les programmes pour m’amuser : on pouvait jouer au
tennis contre une barre qui coupait l’écran en deux.
Puis vinrent les années 90 et le premier véritable ordinateur familial. Quel
plaisir d’échanger la machine à écrire pour taper mes cours contre le
traitement de texte qui me permettait de les enregistrer. Le gain de temps fut
considérable et la qualité des documents que je fournissais à mes élèves
me rendait très fière.
Aujourd’hui je « surfe » essentiellement sur un forum de « joyeux fous »
qui s’amusent à cacher des boites dans la nature, je viens d’ouvrir un
blog personnelhttp://bianca-uneviedeplus.blogspot.com/ sur lequel je note mes lectures et je poursuis mon travail avec mes élèves sur le blog dont je vous donne l’adresse
http://www.weblettres.net/blogs/index.php?w=capdebonneesper
Je vous remercie pour cet espace de discussion et vous félicite à nouveau et mets votre site en lien sur ma page personnelle.
Racine