Un coeur qui bat et une poitrine qui respire…
Double première, mardi soir, à la librairie Mollat de Bordeaux. Classique d’abord, puisque c’était ma première rencontre avec des lecteurs (ou futurs…) de la «Femme digitale» et que la conversation, menée par une professionnelle de la communication, était passionnante. Une grande partie du public était novice en matière de TICs, et ce fut l’occasion de défricher un peu ce nouveau territoire de la communication. Numérique ensuite, puisque, grâce au podcast que vient de m’envoyer la librairie, vous pouvez ici réécouter le débat : mollat.com
Et lire le joli témoignage qu’une jeune femme, qui m’avait posé une question lors de la conférence, m’a envoyé hier sur mon blog.
Je m’appelle Emmanuelle. J’ai assisté hier soir à la présentation de votre livre chez Mollat (c’est moi qui vous ai posé la question de l’aspect thérapeutique de la vie sur Internet).
J’aimerai apporter mon témoignage de femme à l’ère digitale. Par quoi commencer ? Ma vie a de multiples facettes (comme celle de beaucoup defemmes aujourd’hui) et toutes pratiquement ont un lien avec le numérique.Sauf peut-être quand je vais faire le marché derrière l’église de monquartier… et encore, j’ai parfois à la main les recettes échanges avec des amies plus ou moins lointaines via le net. Peut-être écrire tout en vrac et faire le tri après… je suis une femme de 41 ans, Bordelaise aux horizons larges, vivant àBordeaux, j’élève 3 enfants (à moins que ce soit eux qui m’élèvent vers un meilleur moi !).J’ai vécu à l’étranger et voyagé pendant 20 ans avec Bordeaux comme base, la photographie est mon mode de communication artistique, je suis une hyper curieuse, une su(pe)rvivante et une ancienne amazone…
Quand on me demande ce que je fais dans la vie, je répond (si l’interlocuteur peut le comprendre) : “agitateur de particule”, je collabore avec des artistes pour faire connaître leurs oeuvres : livres, expos, conférences… Je prépare une expo de mes propres photos (numériques bien-sûr)…Le Net et le numérique m’ont permis de gagner en efficacité, en pertinence, en impertinence, en rapidité, voler d’un continent à l’autre, plonger d’un monde à l’autre en quelques secondes, la météo ) NY chez mon amie Lousana, un “chat” avec Min Kyong mon ancienne au pair de Séoul, les expos à Paris pour le WE prochain, les places de cirque pour l’anniv d’Hubert, mettre mes dernières photos sur mon blog, commander un bouquin vite fait, regarder si mon cousin Mathieu à mis en ligne ses dernières toiles et si BillMurray ou David Lynch ont dit OK pour être mes amis sur MySpace … En quelques clics, quel pouvoir, quelle efficacité, quelle facilité, quelle modernité… Pour une ancienne enfant curieuse qui pouvait passer des heures à passer d’une définition à l’autre dans le Larousse ! Je n’en prend que le meilleur et je ne vois même pas le reste (il m’est quand même arrivé comme vous de taper le mot SEXE pour voir ce que ça donne et parfois le mot AMOUR aussi !)
Et quand vient le temps des enfants, de la famille, des amis, de la vie en directe et de faire la cuisine…, j’éteins l’écran de cet outil de travail, de plaisir et de communication ultra efficace. Et pendant qu’il continue de travailler pour moi : prendre mes messages, les petits mots doux ou pas que ma fille presqu’ado n’oserait peut-être pas medire en face, présenter mon travail, laisser à mes interlocuteurs le temps de réfléchir à leur réponse (ou non réponse), car, contrairement au téléphone, le Net donne à nos interlocuteurs le temps de choisir de répondre et comment. Et moi, je me détend et je vais à mon cours de yoga ou ma séance de méditation. Car, pour les femmes digitales, le challenge est de toujours rester ce qu’elles sont fondamentalement : un coeur qui bat et une poitrine qui respire…. et un cerveau qui accepte le vide, le temps de se ressourcer pour repartir vers de nouvelles aventures ! Digitales, parfois virtuelles, mais bien ancrées dans la réalité moderne et ses nécessités.
Merci de m’avoir lu et de nous donner la parole.
Publié dans Vous


1 février 2008 à 0:59
J’avoue que je n’avais pas réellement compris jusqu’à ce que j’assiste à cette conférence le besoin de pédagogie en la matière.
1 février 2008 à 11:28
Bonjour,
Je suis une femme digitale et ce, à double titre, car je suis une blogueuse brodeuse, mes doigts s’agitant autant sur le clavier et la toile (web) que sur ma toile à broder.
Et je ne suis pas la seule ; moi qui brodait gentiment depuis l’enfance, cette “occupation” est devenue une passion depuis que j’ai pris l’animation d’un club et cela s’est renforcé avec les rencontres sur les forums puis la créations des blogs.
Je vous ai vu hier à l’émission de Laurent Ruquier où vous présentiez votre livre ; le bref résumé de Christine BRAVO m’a donné l’impression que cette femme digitale pouvait être moi.
Ma curiosité a été piquée et je vais donc acheter votre livre.
Si vous avez le temps, je vous invite à venir visiter nos blogs, de liens en liens, certains valant net-tement le détour.
A bientôt … peut-être
Cordialement